
It has been invaded by Pokémon.
But this is more than a pop-culture makeover.
From July 2026, Noto Satoyama Airport became the world’s first Pokémon-themed airport, with 111 flying-type Pokémon spread across the terminal, immersive installations, themed food and retail, and Pokémon buses extending the experience across the peninsula. The partnership runs until 2029.
The reason matters.
The project was created with Ishikawa Prefecture and Pokémon With You to support tourism and regional recovery following the 2024 Noto Peninsula earthquake.
An infrastructure building has become part attraction, part communication campaign and part gateway to regional recovery.
Airports are usually designed to help us leave them as quickly as possible.
Noto is asking whether an airport can also give us a reason to come.
Il a été envahi par les Pokémon.
Mais il ne s’agit pas uniquement d’une opération pop culture.
Depuis juillet 2026, Noto Satoyama est devenu le premier aéroport Pokémon au monde : 111 Pokémon de type Vol sont disséminés dans le terminal, avec installations immersives, restauration, boutiques et même des bus Pokémon qui prolongent l’expérience dans la péninsule. Le partenariat est prévu jusqu’en 2029.
La raison du projet est particulièrement intéressante.
L’initiative associe la préfecture d’Ishikawa et Pokémon With You afin de soutenir le tourisme et la reconstruction après le séisme de 2024.
Une infrastructure devient à la fois attraction, média et outil de relance territoriale.
Habituellement, un aéroport est conçu pour qu’on le quitte vite.
Ici, il devient une raison supplémentaire de venir.
Sources : Noto Satoyama Pokémon Airport





A school? A youth center? A new kind of cultural venue?
It is actually OBA Next Lab Kraaiennest, Amsterdam’s temporary laboratory for its future library.
And “laboratory” is almost literal.
Before opening the permanent OBA Next in 2030, the city has built a temporary, circular place where young people, local communities and partners can already test what the library of the future should be. They learn, make, meet, experiment with digital and creative skills — and, in doing so, help define what the future building will eventually need to become. The Lab opened in September 2025 on the very site of the future library.
What caught our attention is the method.
Instead of designing the building first and only discovering later whether people use it as intended, OBA is testing its assumptions in advance.
Architecture usually freezes assumptions into walls. Here, the temporary place gives those assumptions time to be challenged.
A full-scale prototype before permanence.
That is a way of designing places we like very much.
Une école ? Un lieu pour les jeunes ? Un nouveau centre culturel ?
Il s’agit en réalité de OBA Next Lab Kraaiennest, le laboratoire temporaire de la future grande bibliothèque d’Amsterdam.
Et le mot laboratoire est presque à prendre au pied de la lettre.
Avant l’ouverture du bâtiment définitif d’OBA Next prévue en 2030, la ville a créé un lieu temporaire et circulaire dans lequel jeunes, habitants et partenaires peuvent déjà tester ce que devra être la bibliothèque du futur. On y apprend, crée, se rencontre, expérimente de nouveaux usages et développe des compétences digitales et créatives. Le Lab, ouvert en septembre 2025, se trouve sur le site même de la future bibliothèque.
Ce qui nous intéresse surtout, c’est la méthode.
Au lieu de dessiner d’abord le bâtiment et de découvrir ensuite comment les gens l’utilisent, OBA commence par tester les usages.
L’architecture fige souvent des hypothèses dans les murs. Ici, le temporaire permet d’abord de les remettre en question.
Un prototype grandeur nature avant de construire pour longtemps.
C’est une manière de concevoir les lieux que nous aimons beaucoup.
Source : OBA Next Lab Kraaiennest




200? 400? Perhaps 600?
Try more than 1,000.
Inside the London Pavilion, directly above Piccadilly Circus, Zedwell has created the UK’s largest capsule hotel, with more than 1,000 individual sleep capsules. The format itself is not new: the capsules are close to the dimensions long used in Japan.
What is radically different is deploying almost 1,000 of them in one of Europe’s most valuable city-center locations.
There is also a business logic behind the density. Criterion Capital explains that 12 capsules can generate more revenue than one small conventional hotel room, with lower service intensity.
That makes the 1,000-unit scale more than a spectacular number. Spatial efficiency becomes an urban hospitality business model, unlocking exceptional capacity where conventional hotel rooms are particularly expensive to create and operate.
The capsule is not the innovation. The scale of the model is.
200 ? 400 ? Peut-être 600 ?
Essayez plus de 1 000.
Dans le London Pavilion, juste au-dessus de Piccadilly Circus, Zedwell a créé le plus grand hôtel capsule du Royaume-Uni, avec plus de 1 000 capsules individuelles. Le format en lui-même n’est pas nouveau : leurs dimensions restent proches de celles utilisées depuis longtemps au Japon.
Ce qui change radicalement, c’est d’en déployer près de 1 000 dans l’un des emplacements urbains les plus chers d’Europe.
Il existe aussi une vraie logique économique derrière cette densité. Criterion Capital explique que 12 capsules peuvent générer davantage de chiffre d’affaires qu’une petite chambre conventionnelle, avec une intensité de service moindre.
Le chiffre devient donc bien plus qu’une curiosité. L’efficacité spatiale devient un modèle hôtelier de centre-ville.
La capsule n’est pas l’innovation. C’est l’échelle du modèle qui l’est.
Source : Zedwell Capsule Hotel





In the dense urban fabric of Shenzhen, YI+MU Design Office offers a striking alternative to conventional school buildings. Qingquan Foreign Language School reimagines architecture as an educational garden, where rooftops rise like hills and corridors unfold like meandering paths.
Built into a natural slope, the school’s design fluidly integrates classrooms, a gym, dormitories, and a library. Rooftop gardens extend the playground upward and create restful pockets of green. From above, the campus becomes a landscape of learning—layered, lively, and open to interpretation.
What sets this project apart is its sensory quality. Soft concrete curves, filtered light, and tactile surfaces cultivate a sense of physical and emotional well-being. Each space encourages not just learning but exploration, rest, and dialogue.
More than a functional facility, this school is a living environment—a place to grow, wonder, and connect.
Architecture sensible à Shenzhen : une école pensée comme un jardin d’apprentissage
Dans un quartier dense de Shenzhen, l’agence YI+MU transforme une contrainte urbaine en opportunité poétique. À Qingquan Foreign Language School, les murs deviennent chemins, les toits s’élèvent comme des collines, et les espaces d’apprentissage s’ouvrent à la nature.
Pensée comme un jardin pédagogique, l’école déploie une circulation libre, fluide, presque ludique. Le projet épouse le dénivelé du terrain pour mieux articuler les différents volumes du programme – salles de classe, gymnase, bibliothèque, dortoirs. Les toits végétalisés s’intègrent au paysage et multiplient les usages, de la récréation au repos.
Au-delà de son inventivité formelle, le bâtiment se distingue par son attention à l’expérience. Chaque espace invite à la curiosité, à la contemplation ou à l’échange. Le béton se fait doux, les transparences tissent un lien avec le ciel, et les matières naturelles encouragent une forme d’ancrage sensoriel.
Cette école est plus qu’un lieu d’enseignement : c’est un environnement vivant, qui stimule les sens, les corps et les imaginaires.



Place : Shenzhen, Chine
Architects : YI+MU Design Office
Photos :ArchExist
Source ArchDaily

Is this a trendy architect’s tiny-house? No, check this out.
It’s an invisible cube, where architecture doesn’t shield from water — it welcomes it.
Set within the Roumare forest near Rouen, this 25 m² pavilion isn’t a house or a workspace. It has no practical function. It is a spatial installation, designed to immerse visitors in a quiet yet powerful dialogue between architecture, landscape, and rainfall.
COMPLUVIUM is a poetic space, rooted in memory and climate. Its name evokes the Roman atrium, where rain was once collected at the heart of domestic life.
Its bold geometry stands out, but its materials — pinewood, fiberglass, and locally woven linen — reconnect it with the cultural fabric of Normandy.
There’s no shelter here. Just a refuge for rain, a contemplative stage where water, wood, and light perform in harmony.
Est-ce une tiny house d’architecte branché ? Non, lisez plutôt…
Il s’agit d’un cube invisible, où l’architecture accueille l’eau au lieu de s’en protéger.
Perché au cœur de la forêt de Roumare, ce pavillon de 25 m² ne se visite pas comme une maison ou un musée. Il ne sert ni à habiter, ni à travailler. Il est une expérience à vivre, une installation architecturale conçue pour révéler la pluie, la forêt, la lumière.
COMPLUVIUM offre un espace contemplatif hors du temps. Son nom, inspiré des atriums romains, évoque l’art de recueillir l’eau.
Sa géométrie stricte contraste avec le paysage. Mais ses matériaux — bois de pin, lin local, fibre de verre — dialoguent avec la tradition constructive normande.
À l’intérieur, pas d’abri contre les éléments. Juste une mise en scène subtile de leur présence.
Le lieu ne protège pas de la pluie : il la célèbre.



Place: Roumare Forest, Canteleu (Normandy, France)
Architects: P+S Estudio de Arquitectura
Photography: P+S Estudio de Arquitectura, Javier Callejas
Sources : Archdaily

In Bangkok’s industrial outskirts, Curvy Dining offers an unexpected spatial experience. Designed by Unknown Surface Studio, the café occupies an open, unfenced site and unfolds like a blooming flower: from a central point, its spaces radiate through a composition of graceful, curving forms.
The architecture draws direct inspiration from the wildflowers growing on-site. Rather than imposing a shape, it follows an organic logic shaped by natural rhythms. Each curve, each spatial transition evokes a sense of growth and unfolding—echoing the quiet dynamism of blooming.
Circulation paths follow this same principle: not simply drawn but carved into the ground, they guide visitors gradually through preserved or replanted vegetation zones that punctuate the journey. The concrete structure becomes a subtle frame for a self-generating landscape.
The experience lies in the thresholds: between inside and outside, between fluid gestures and built structure, between concrete and nature. A space discovered slowly, step by step—at the pace of the living.
A spatial interpretation of blooming, without imitation.
Une fleur dans le béton chez Curvy Dining, à Bangkok
Dans une zone industrielle de Bangkok, Curvy Dining propose une expérience spatiale inattendue. Conçu par Unknown Surface Studio sur un site ouvert et sans clôture, ce café s’organise comme une fleur qui s’épanouit : depuis un point central, les espaces rayonnent dans un jeu de courbes structurées.
L’architecture puise son inspiration dans les fleurs sauvages présentes sur le terrain. Plutôt que d’imposer une forme, elle adopte une logique organique, guidée par les dynamiques naturelles. Chaque courbe, chaque transition spatiale évoque un mouvement de croissance ou d’ouverture, à l’image d’un végétal en floraison.
Les cheminements suivent ce même principe : creusés dans le sol plutôt que tracés en surface, ils dessinent une progression fluide à travers des zones de végétation préservées ou replantées, qui ponctuent le parcours. Le bâti devient alors l’écrin discret d’un paysage vivant, en perpétuelle évolution.
L’expérience se joue dans les seuils : entre intérieur et extérieur, entre ligne libre et forme construite, entre béton et nature. Un espace à découvrir pas à pas, au rythme du vivant.
Un projet qui interprète l’idée de floraison, sans l’imiter.



Place: Soi Srinakarin – Rom Klao 19, Bangkok, Thailand
Architects: Cievanard Nattabowonphal, Piyanat Songkhorh, Nonglak Boonsaeng
Photography: Rungkit Charoenwat
Sources: archdaily.com

When architecture goes beyond functionality to create a distinctive relationship with the outside world, it enhances the uniqueness of a place.
Two remarkable examples—the Populus in Denver and The Silo Hotel in Cape Town—show how design can shape not just the building but also the way its surroundings are perceived, making each view a signature element of the hotel.
The Populus, with windows inspired by aspen trees, does more than connect guests to the Rocky Mountains. By mirroring the natural patterns of its environment, it offers a singular way to experience the landscape, reinforcing the hotel’s identity.
The Silo Hotel, a bold transformation of a historic grain silo, uses its distinctive structures to redefine the way Cape Town is seen. By blending industrial heritage with African creativity, the view itself becomes part of the hotel’s character, offering guests a perspective they wouldn’t find elsewhere.
In both cases, the windows act as frames that shape a unique visual experience, making each hotel instantly recognizable. The view is not just a backdrop—it’s an integral part of the brand’s identity, a signature that enhances its memorability and desirability.
This is more than design; it’s a strategic approach where architecture reinforces storytelling and differentiation in the hospitality landscape.
Des fenêtres qui racontent des histoires : quand le design façonne l’expérience
Lorsque l’architecture dépasse la simple fonctionnalité pour créer un rapport singulier avec le monde extérieur, elle accentue l’unicité d’un lieu.
Deux exemples remarquables — le Populus à Denver et The Silo Hotel au Cap — illustrent comment le design ne se contente pas d’encadrer une vue, mais contribue à façonner la perception de l’environnement, faisant de chaque regard un élément signature de l’hôtel.
Le Populus, avec ses fenêtres inspirées des trembles, ne se contente pas de relier les visiteurs aux Rocheuses. En résonance avec les motifs naturels de son environnement, il propose une manière unique d’expérimenter le paysage et renforce ainsi l’identité du lieu.
Le Silo Hotel, audacieuse réinterprétation d’un ancien silo à grains, utilise ses structures iconiques pour redéfinir la manière dont on perçoit Le Cap. En mêlant héritage industriel et créativité africaine, il offre une vision du paysage qui lui est propre, une perspective que l’on ne retrouve nulle part ailleurs.
Dans ces deux cas, les fenêtres sont bien plus que de simples ouvertures : elles cadrent une expérience visuelle unique et reconnaissable, faisant de la vue un élément clé de l’identité de l’hôtel. Elle ne se résume pas à un décor ; elle devient une signature qui renforce la mémorabilité et la désirabilité du lieu.
Ce n’est pas qu’une question de design : c’est une approche stratégique où l’architecture façonne le storytelling et la différenciation dans le paysage hôtelier.


Place: The Silo Hotel, Cape Town
Project Architect: Thomas Heatherwick
Source : Dezeen


Place: The Populus Hotel, Denvers
Project Architect: Studio Gang
Source : Studio Gang

Is this a cellar ? No, check this out.
A café, a shop, and an art gallery coexist within the transformed wine cellars of Abel Pereira da Fonseca, in Lisbon’s 8 Marvila district.
Miguel Amado Arquitectos honored the site’s industrial heritage through a design rooted in material reuse—rubble, iron, and repurposed counters are seamlessly integrated into the raw concrete walls.
But the real intrigue lies in the unexpected: a bold red intervention that breathes vibrancy into the space while accentuating its layered history.
The result is a seamless dialogue between past and present, where industrial roots meet creative reinvention.
S’agit-il d’un chai? Non, lisez plutôt.
Café, boutique et galerie d’art cohabitent dans les anciens chais d’Abel Pereira da Fonseca, au cœur du quartier 8 Marvila de Lisbonne.
Miguel Amado Arquitectos ont sublimé l’empreinte industrielle du lieu en valorisant la réutilisation des matériaux : gravats, métal et anciens comptoirs s’intègrent harmonieusement aux murs en béton brut.
Mais c’est l’inattendu qui captive : une intervention rouge audacieuse, vibrante, qui dynamise l’espace tout en révélant sa profondeur historique.
Ici, le passé industriel s’illumine d’une réinterprétation contemporaine audacieuse.




Place: Lisbon, Portugal
Project Architect: Miguel Amado Arquitectos
Photography: Miguel Amado Arquitectos
Sources: Archello

Nestled in Tokyo’s Tennozu district, PIGMENT TOKYO is far more than a store—it’s an experiential haven for artists and designers alike. Designed by renowned architect Kengo Kuma, its organic interior features a stunning undulating bamboo ceiling that echoes the fluidity of brushstrokes.
But the true masterpiece lies in its shelves, housing over 4,500 pigments, rare inkstones, and exquisite Japanese brushes. From the ultramarine glow of lapis lazuli to the futuristic sheen of YInMn Blue, every material invites visitors to explore the boundless possibilities of artistic expression.
PIGMENT TOKYO isn’t just a showcase of tools; it’s a creative laboratory. Here, experts lead workshops that connect traditional techniques with modern innovation, fostering dialogue between makers, users, and materials. Visitors don’t just purchase supplies—they dive into a world where ancient knowledge meets contemporary challenges, from sustainable sourcing to evolving artistic practices.
Like the pigments it sells, the space transforms—merging tradition, experimentation, and inspiration.
Ondes de couleurs et de créativité chez PIGMENT TOKYO
Dans le quartier de Tennozu à Tokyo, PIGMENT TOKYO redéfinit la notion de boutique : un sanctuaire expérientiel pensé pour les artistes et designers.. Conçu par le célèbre architecte Kengo Kuma, son intérieur organique se distingue par un plafond ondulant en bambou, rappel subtil de la fluidité d’un coup de pinceau.
Mais le véritable chef-d’œuvre réside dans ses étagères, où s’alignent plus de 4 500 pigments, des pierres à encre rares et des pinceaux japonais d’une finesse exceptionnelle. Du bleu profond du lapis-lazuli à l’éclat futuriste du YInMn Blue, chaque matériau invite les visiteurs à explorer les infinies possibilités de la création artistique.
PIGMENT TOKYO n’est pas qu’un écrin d’outils : c’est un laboratoire de créativité. Des experts y animent des ateliers qui tissent un lien entre techniques traditionnelles et innovations modernes, favorisant ainsi le dialogue entre artisans, utilisateurs et matériaux.
Ici, les visiteurs ne se contentent pas d’acquérir des fournitures : ils plongent dans un univers où savoirs ancestraux et défis contemporains se rencontrent, des enjeux de durabilité aux évolutions des pratiques artistiques.
À l’image des pigments qu’il abrite, cet espace se métamorphose—fusionnant tradition, expérimentation et inspiration.


Place: PIGMENT TOKYO, Japan
Architect: Kengo Kuma
Photography: PIGMENT Tokyo
Sources: penonline.com

What place does intimacy hold in today’s world? This question was at the heart of L’Intime, de la chambre aux réseaux sociaux, the exhibition at the Musée des Arts Décoratifs that we recently explored. While not directly focused on hospitality, it offered insights that deeply resonated with our work at NeoPlaces.
Our visit confirmed a major paradox shaping spatial design today: intimacy is simultaneously more exposed and more personal than ever. The exhibition highlighted how digital culture is reshaping the boundaries between private and public life—an evolution we see directly impacting experiential spaces.
Some individuals seek open, shared spaces where experience becomes content to be displayed. Others crave absolute privacy, requiring environments meticulously designed to shield them from external gaze. Between these extremes lies a spectrum of possibilities, where each person negotiates their own balance between solitude and connection.
For hospitality and design, the challenge is clear: spaces must become more adaptive, offering guests the freedom to define their own level of intimacy. For us, the Living Tower by Verner Panton, featured in the exhibition, exemplifies this approach—a sculptural structure that enables both retreat and interaction, prefiguring the hybrid spaces of today.
“In experiential space design, intimacy is no longer a fixed concept but a fluid variable. Understanding these societal transformations allows us to create environments that seamlessly adjust to individual expectations.” — Emmanuelle Mordacq.
L’intimité en question : vers une nouvelle grammaire des espaces
Quelle place l’intimité occupe-t-elle dans nos vies ? Cette interrogation a guidé notre visite de L’Intime, de la chambre aux réseaux sociaux, l’exposition du Musée des Arts Décoratifs. Si elle ne traitait pas directement de l’hôtellerie, elle a nourri notre réflexion sur l’évolution des espaces et des expériences que nous concevons chez NeoPlaces.
Notre analyse a confirmé un paradoxe essentiel : alors que l’intimité s’expose toujours plus, elle devient aussi une valeur à redéfinir. L’ère du numérique bouleverse les frontières entre sphère privée et visibilité publique, un phénomène qui impacte directement la conception des lieux d’expérience.
Certains recherchent des espaces ouverts et partagés, où l’expérience elle-même devient un contenu à diffuser. D’autres revendiquent une intimité absolue, nécessitant des environnements pensés pour préserver leur bulle personnelle. Entre ces extrêmes, une infinité de nuances : chacun façonne son propre équilibre entre isolement et connexion sociale.
Pour l’hôtellerie et le design, l’enjeu est de créer des lieux capables de s’adapter à cette diversité et de permettre à chacun de choisir son degré d’intimité. Pour nous, la Living Tower de Verner Panton, présenté dans l’exposition, illustre parfaitement cette approche : une structure sculpturale qui favorise à la fois l’isolement et l’interaction, anticipant déjà la flexibilité des espaces hybrides d’aujourd’hui.
“Dans la conception des lieux d’expérience, l’intimité n’est plus un absolu, mais une variable à moduler. Comprendre ces évolutions sociétales nous permet d’anticiper des usages plus fluides et de proposer des espaces qui s’adaptent aux attentes de chacun.” — Emmanuelle Mordacq.


The Living Tower by Verner Panton






Lieu: Musée des Arts Décoratifs, Paris
Source: Exposition L’Intime, de la chambre aux réseaux sociaux